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La baleine à bosse

Rencontre avec la Baleine à bosse

(ou Mégaptère)

Un rencontre inoubliable

L’équipage de l’écodyssée s’empresse de prendre la Baleine à Bosse.

La rencontre eu lieu après une journée de navigation dans le canal de Menorque, lorsque Teiva est arrivé en vue du mouillage le plus abrité du moment. Le vent de Sud Ouest avait fait se lever un léger clapot et un courant de surface sortant des baies de Pollencia et d’Alcudia rendait délicat l’accès de celles-ci transformé en véritable couloir de vent. Notre choix s’était donc porté sur le mouillage des Clots placé à la pointe nord du bras de terre séparant les deux baies . Cette anse formée de falaises et collines nous assurait une protection contre le vent dominant et le bras de terre nous offrait un contre dans le courant. Apparemment nous n’étions pas les seuls à avoir fait ce calcul.

Un souffle d'envergure

Nous appercevons le souffle du mégaptère

Ce fut son souffle qui nous la révéla, s’emblant s’élever des remous créés par le contre, ce petit nuage en forme de ballon projeté à près d’1m50 au dessus de la surface ne nous laissa aucun doute sur sa présence.

L’excitation du moment nous en fit compter une puis deux ou peut être même une orque et son petit ? Nous manœuvrâmes notre voilier pour nous arrêter à son vent et tenter de l’enregistrer. L’animal, en fait seul, ne semblait pas dérangé par notre présence il nous laissait entrevoir son souffle, puis son dos sombre proche du noir.

Un aileron dorsal reconnaissable

L’aileron dorsal placé aux deux tiers de la longueur du corps.

Le circuit qu’il semblait suivre l’amenait tour à tour à se rapprocher à une trentaine de mètres de la côte pour ensuite s’en écarter et rejoindre la zone de courant sortant de la baie. Peut-être pour s’y nourrir des éléments charriés par l’eau et filtrés par ses fanons ou simplement pour y jouer en nous dévoilant son anatomie : son ventre parsemé de sillons blancs, blancs comme ses longues nageoires pectorales qui peuvent atteindre jusqu’à un tiers du corps ou encore sa tête plate, parsemée de protubérances qui sont en réalité des follicules pileux semblables à des petits « boutons ».

Notre rencontre avec le mégaptère

Localisation de la rencontre et déplacements du cétacé

Alors que cette espèce est connue pour ses chants si longs et communicatifs, surtout lors de la saison des amours, notre spécimen ne semblait pas bavard. Sa solitude et la faible profondeur du lieu ne l’a peut-être pas amené à vouloir communiquer ou même à utiliser son éco sonar. Timidité de sa part ou inutilité d’utiliser toute vocalise nos bandes sonores sont restées vierges. C’est après 2h d’observation mutuelle que l’animal nous a laissé entrevoir une dernière fois son aileron dorsal, placé aux deux tiers de la longueur du corps avant de faire le dos rond si célèbre à son espèce, qui lui a d’ailleurs donné son nom. Projetant sa nageoire dorsale dentelée dans les airs il a sondé vers d’autres eaux. Inutile de décrire l’ambiance qui régnait à bord du bateau à la suite de cette rencontre avec ce mégaptére d’une 15ne de mètres, appelée communément baleine à bosse. Décrit par les scientifiques comme peu commun en méditerranée, nous ne saurons jamais s’il s’était égaré ou s’il ne jouait que le simple visiteur. Cette rencontre fut pour nous un signe prometteur…

Une magnifique caudale

la nageoire caudale, noire sur le dessus et blanche en dessous, est large et dentelée

Pour ceux qui desirent en savoir plus, retrouvez plus de renseignement sur la baleine a bosse

à l’adresse :

http://doris.ffessm.fr/fiche2.asp?fiche_numero=1447

dans les ouvrages :

-Baleines et cachalots, de Jean-Pierre Sylvestre

-Ecologiquement votre, de Steven Weinberg.

-Dans les travaux de Katherine et Roger Payne.